Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Votre avis sur ce film

****
 
***
 
**
 
*
 
 
 
Voir les résultats

Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par Erwelyn le Jeu 8 Nov - 15:33

Date de sortie : 19 Décembre 2007



Réalisé par Francis Lawrence
Avec Will Smith, Salli Richardson-Whitfield, Alice Braga...
Film américain. Genre : Science fiction
Durée : 1h 49min.
Titre original : I Am Legend
Synopsis
A la suite d'une guerre biologique, la population se transforme peu à peu en mutants assoiffés de sang. Robert Neville, le dernier homme sur Terre, organise sa survie...

Erwelyn
Ambassadrice martienne

Messages : 1550
Inscrit le : 07 Juin 2006
Age : 38
Localisation : Marineris 30

Revenir en haut Aller en bas

La bande-annonce

Message par Erwelyn le Mar 11 Déc - 22:33


Erwelyn
Ambassadrice martienne

Messages : 1550
Inscrit le : 07 Juin 2006
Age : 38
Localisation : Marineris 30

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par neocobalt le Mer 19 Déc - 23:54

Le film sortait aujourd'hui sur nos écrans pour entrer dans la légende, celle du dernier homme sur Terre. Mais il n'est pas seul...
Etes-vous allés voir cette nouvelle adaptation du roman de Richard Matheson (1954) ?

neocobalt
Créateur de matrices

Messages : 267
Inscrit le : 21 Oct 2006
Age : 41
Localisation : Paris

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par Erwelyn le Jeu 20 Déc - 9:47

On y va samedi ou dimanche. bounce

Erwelyn
Ambassadrice martienne

Messages : 1550
Inscrit le : 07 Juin 2006
Age : 38
Localisation : Marineris 30

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par Lolo992 le Jeu 20 Déc - 22:04

Le film va-t-il respecter la fin du livre.Suspense...Je pense aller le voir fin de semaine prochaine

Lolo992
Explorateur d'univers

Messages : 348
Inscrit le : 23 Nov 2006
Age : 41
Localisation : Denain Nord de la France

Revenir en haut Aller en bas

Une belle claque

Message par Erwelyn le Lun 24 Déc - 14:06

Bon et bien çà y est. je l'ai vu et je dire que que je me suis pris une belle claque tant c'est bien !
Will Smith est extraordinaire, les décors de New York à l'abandon, angoissants au possible. S'il y a quelques imperfections qui m'ont dérangées, elles ne viennent pas contrecarrer la force énorme qu"il y a dans ce film.

Evidemment si vous avez lu le livre de Matheson ou vu les autres adaptations, vous ne vous retrouverez pas partout mais est-ce bien grave ? Matheson a créé une histoire fabuleuse qui au gré des nouvelles versions, s'enrichit, se développe. Francis Lawrence ajoute sa touche à cet univers de fin de l'humanité.
Mais si l'on re-regarde la version de Sidney Salkcow & Ubaldo Ragona avec Vincent Price (1964) ou celle encore de Boris Sagal avec Charlton Heston (1970), on s'aperçoit que Lawrence a réemployé pas mal de scènes, les réaménageant à l'identique ou les réutilisant à sa manière dans d'autres contextes. Si The last man on Earth (1964) était la version la plus fidèle au roman, Je suis une légende est un parfait mixte du livre et des deux autres versions, Le survivant / The Omega man (1970) commençant à s'éloigner du thème même du vampire pour s'attacher plus à la virologie même, quelqu'en soit ses manifestations du moment qu'elle amène au même résultat : l'extinction de la race humaine telle que nous la connaissons.

On reprochera justement à Francis Lawrence d'avoir utilisé l'image de synthèse pour créer sa nouvelle espèce. Parfaite dans un jeu vidéo, ici elle ne s'intègre pas parfaitement, je trouve, car elle ôte justement ce qui reste de l'humain, alors qu'il faut voir dans le virus, une transformation, une évolution vers une forme nouvelle et non vers une pseudo décadence physique et morale. Néanmoins, quelques traits d'intelligence transparaîssent qd même lorsque les créatures reproduisent la tactiques de Neville pour le capturer.

Les scènes communes à celle de la version de 1964 sont assez intéressantes : Les stocks de batteries et de bidons d'essence, la musique sur un vieux vinyle ou une platine CD, les vidéos d'un cirque ou celle de Schrek (à noter que dans les deux cas on trouve un âne), le chien qui est malheuseusement euthanasié, les flashbacks ( même si le contenu diffère)... Mais on occulte complètement l'ail, les miroirs et autres pieux présents dans cette version ainsi que dans le livre. On s'oriente donc plus vers le film avec Charlton Heston dans lequel une guerre sino-russe provoque une épidémie qui décime la population mondiale et laisse les survivants mourir à petit feu et atteints d'une photophobie et dégénérescence des tissus. Le colonel Robert Neville, biologiste de l'armée des Etats-Unis, a été épargné grâce au vaccin expérimental qu'il s'est inoculé. Pendant deux ans, il arpente les rues de Los Angeles, vivant le jour en pillant les magasins abandonnés et se barricadant la nuit dans sa maison transformée en forteresse où de puissants projecteurs tiennent éloignés les malades noctambules. Et c'est ici que le film de Francis Lawrence rejoint Boris Sagal. Adaptation que Matheson n'a jamais vraiment reconnue tant elle commence inexorablement à s'éloigner de son idée de départ mais il est intéressant de s'y arrêter car le final de Je suis une légende reprend complètement l'orientation de 1970, discutable certes mais incontournable.

En effet, Le survivant cultive l'idée selon laquelle le sang de Neville puisse être salvateur jusqu'à assimiler Charlton Heston à un sauveur christique qui donne son sang pour sauver le monde. En ce qu'il est porteur d'espoir. Si le personnage de Will Smith contourne le problème en tentant de trouver l'antidote au travers des cobayes qu'il capture, on retrouve néanmoins la scène sacrificielle qui en fait des héros martyrs pour la sauvegarde de l'humanité. D'ailleurs, si le Neville du début du film est très croyant, il perd peu à peu sa foi après la mort de son chien mais la retrouve au travers de la femme qui lui annonce qu'un groupe de survivant existe et qu'ils peuvent les rejoindre.

Ce que l'on perd quasi-totalement dans ce nouveau film c'est l'aspect sociale de cette nouvelle espèce. Dans le livre comme dans le premier film, cette société s'organise, se militarise pour vaincre le dernier homme. En 1970 elle s'est regroupée en une Famille sous l'égide de Matthias, ancien présentateur télévisé, reconverti en gourou d'une secte qui entend purifier le monde de la technologie, cause du mal.
De même, le personnage du voisin et collègue de Neville (le nom du personnage m'échappe) disparaît totalement dans les deux dernières versions. Pourtant on se souvient de l'interpellation de ce dernier dans le livre : "Viens Neville, viens..."
Voilà pour les comparaisons, ils y en a pleins d'autres mais, c'est l'essentiel que j'en ressort.

Je suis une légende s'appuie aussi sur les ressorts psychologiques de la solitude et de l'abandon. L'attachement de Neville à son chien Sam, nous laisse déjà penser que le chien mourra. Mais comme l'animal apparaît dès le départ comme un personnage à part entière, il est vrai que la tension naît beaucoup de ce couple car c'est cette union qui maintient Neville hors d'une folie probable. La perte de l'animal est dans le film un moment crucial car à partir de là la psychologie de Neville est fortement bousculée. Personnellement, à partir de cet instant, je n'a pu refouler mes larmes et elles n'ont cessé de me titiller jusqu'à la fin.

J'aurai sûrement encore des choses à rajouter mais je rebondirai sur ce que vous autres apporterez aussi, si vous l'avez vu.


Idea Voir la version 1964 dans son intégralité


Dernière édition par Erwelyn le Sam 15 Mar - 6:05, édité 3 fois

Erwelyn
Ambassadrice martienne

Messages : 1550
Inscrit le : 07 Juin 2006
Age : 38
Localisation : Marineris 30

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par Theyrani le Lun 24 Déc - 16:22

Oui, je confirme que j'ai beaucoup aimé aussi. Je trouve les scènes de New-York désert assez hallucinantes...ça a dû faire un drôle de beans pour les tourner. J'aime bien aussi les scènes avec le chien, et les feedbacks pendant lesquels W.Smith repense à sa famille. Par rapport au livre, j'ai vraiment retrouvé aussi les scènes où il se barricade chez lui. C'est vrai que j'aurai aimé que les "créatures"? Zombies..? gardent une part d'humain comme dans le livre, puisqu'ils sont sensés parler et appeler Neville, notament son ex collègue.. Cela marquait bien à quel point Neville était un rescapé, mais qu'il aurait très bien pu être atteint aussi. Un petit regret : que ces créatures aient tous la même tête, et qu'ils aient gagné une telle souplesse et une telle force physique... Mais bon, rien de bien grave, car c'est quand même un super film et un super moment... Bon, personnellement, je n'ai pas versé de larmes quand le chien est mort... Je rappelle en passant que d'ailleurs, Neville perd aussi sa femme et sa fille....et que de toutes façons, la plupart des humains, chiens, ou poissons rouges sont morts aussi... alors.. joueur

Theyrani
Scaythe d'Hyponéros

Messages : 236
Inscrit le : 08 Juin 2006
Age : 43
Localisation : 77 seine-et-marne

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par Erwelyn le Lun 24 Déc - 16:33

Theyrani a écrit: Je rappelle en passant que d'ailleurs, Neville perd aussi sa femme et sa fille....et que de toutes façons, la plupart des humains, chiens, ou poissons rouges sont morts aussi... alors.. joueur

Laughing C'est vrai, mais sa femme et sa fille, il a eu le temps de les pleurer. Et de plus, Samantha est justement le dernier lien qu'il lui restait avec sa famille, son passé et le seul être avec qui il pouvait converser, échanger sans faire non plus de l'anthropomorphisme... sauf quanf il lui dit de finir ses légumes, bien sûr !

Erwelyn
Ambassadrice martienne

Messages : 1550
Inscrit le : 07 Juin 2006
Age : 38
Localisation : Marineris 30

Revenir en haut Aller en bas

Effets visuels

Message par Erwelyn le Lun 21 Jan - 7:05

Sur le site Effets Spéciaux infos, une très intéressante interview de Jim Berney, superviseur des effets visuels.

Arrow Lire l'interview

Erwelyn
Ambassadrice martienne

Messages : 1550
Inscrit le : 07 Juin 2006
Age : 38
Localisation : Marineris 30

Revenir en haut Aller en bas

Re: Je suis une légende - Francis Lawrence (2007)

Message par neocobalt le Sam 15 Mar - 1:50

Si j'osais mettre en concurrence deux ou trois traits de l'histoire telle qu'elle est retranscrite dans ce récent Je suis une légende, face au Survivant (Omega Man) et Last Man on Earth, j'évoquerais une démarche de moins en moins implacable du personnage dans sa lutte contre ses adversaires, du film de 64, à celui de 70 puis à ce dernier de 2007. En effet, le personnage interprété par Will Smith mène une campagne méthodique d'un ton nouveau.
Dans l'autre sens, l'approche de la dimension sociétale du clan adverse se joue du roman original, s'occultant dans cette dernière version en date.

Si le roman ne me paraîtrait pas aisément adaptable tel quel comme scénario, le film de 64 prend des libertés dans l'adaptation, en ayant la primeur. Aussi, celle de 70, du Survivant, s'engouffre dans la brèche en prenant à son tour des libertés Hollywoodiennes. Et la dernière version dont il est question ici, a la bonne idée de tenir compte également des contraintes d'adaptation d'un roman au cinéma, en nous montrant - comme le souligne Erwelyn avec justesse - un Robert Neville dès le départ flanqué d'un compagnon, son chien, dont la perte le précipite dans une solitude brutale ; cette version se démarque d'autant de l'original et de ses grandes soeurs.

Ces variations d'interprétation de la partition originale donnent des oeuvres se ressemblant tout en se distinguant, mais sans trahir pour autant la légende racontée par Richard Matheson dans son roman de 54, du moment qu'elles sont mises en perspective dans l'ensemble qu'elles composent. Car si chacune est indépendante des autres, il est heureux de constater que la version de Francis Lawrence hérite de l'imaginaire, de la légende, de la mythologie de toutes les autres. Avec le recul, je suis saisi par la filiation qu'il y a entre elles.

J'avoue avoir quelque difficulté à boucler cette mise en perspective, rapprocher quatre oeuvres ne m'étant pas aisé. J'espère d'autres avis.

neocobalt
Créateur de matrices

Messages : 267
Inscrit le : 21 Oct 2006
Age : 41
Localisation : Paris

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum