Jambalaya et The Steamshop

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Re: Jambalaya et The Steamshop

Message par Erwelyn le Sam 23 Juin - 3:55

Voilà une petite épine retirée du pied. J'avais fait un topic sur Sky mais qui était resté dans "autres thématiques" faute de savoir où le classer.
Je viens donc de créér un forum "retro-futur". N'hésitez pas à nous faire part des titres qui vous viennent à l'esprit (chroniqués ou non) pour enrichir notre culture commune.
Ainsi nous pouvons continuer à développer ici le steampunk en particulier.
Quelques définitions à venir, la semaine prochaine.

Erwelyn
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Re: Jambalaya et The Steamshop

Message par Josahn le Lun 25 Juin - 9:05

Un définition du Steampunk, issue du SteamPunk Magazine Issue #1 - , disponible en ligne gratuitement.


SteamPunk Magazine Issue #1 a écrit:Steampunk is a re-envisioning of the past with the hypertechnological perceptions of the present. Unfortunately, most so-called “steampunk” is simply dressed-up, recreationary nostalgia: the stifling tea-rooms of Victorian imperialists and faded maps of colonial hubris. This kind of sepia-toned yesteryear is more appropriate for Disney and suburban grandparents than it is for a vibrant and viable philosophy or culture.
First and foremost, steampunk is a non-luddite critique of technology. It rejects the ultra-hip dystopia of the cyberpunks—black rain and nihilistic posturing—while simultaneously forfeiting the “noble savage” fantasy of the pre-technological era. It revels in the concrete reality of technology instead of the over-analytical abstractness of cybernetics. Steam technology is the difference between the nerd and the mad scientist; steampunk machines are real, breathing, coughing, struggling and rumbling parts of the world. They are not the airy intellectual fairies of algorithmic mathematics but the hulking manifestations of muscle and mind, the progeny of sweat, blood, tears and delusions. The technology of steampunk is natural; it moves, lives, ages and even dies.
Steampunk, that mad scientist, refuses to be fenced in by the ever-growing cages of specialization. Leonardo DaVinci is the steampunker touchstone; a blurring of lines between engineering and art, rendering fashion and function mutually dependent. Authentic steampunk seeks to take the levers of technology from those technocrats who drain it of both its artistic and real qualities, who turn the living monsters of technology into the simpering servants of meaningless commodity.
by the Catastrophone Orchestra and Arts Collective (NYC)
Colonizing the Past so we can Dream the Future
What then, is Steampunk?
We stand with the traitors of the past as we hatch impossible treasons against our present.

Authentic Steampunk is not an artistic movement but an aesthetic technological movement. The machine must be liberated from efficiency and designed by desire and dreams. The sleekness of optimal engineering is to be replaced with the necessary ornamentation of true function. Imperfection, chaos, chance and obsolescence are not to be seen as faults, but as ways of allowing spontaneous liberation from the predictability of perfection.
Steampunk overthrows the factory of consciousness by means of beautiful entropy, creating a seamless paradox between the practical and the fanciful. This living dream of technology is neither slave nor master, but partner in the exploration of otherwise unknowable territories of both art and science.
Steampunk rejects the myopic, nostalgia-drenched politics so common among “alternative” cultures. Ours is not the culture of Neo-Victorianism and stupefying etiquette, not remotely an escape to gentleman’s clubs and classist rhetoric. It is the green fairy of delusion and passion unleashed from her bottle, stretched across the glimmering gears of rage.
We seek inspiration in the smog-choked alleys of Victoria’s duskless Empire. We find solidarity and inspiration in the mad bombers with ink stained cuffs, in whip-wielding women that yield to none, in coughing chimney sweeps who have escaped the rooftops and joined the circus, and in mutineers who have gone native and have handed the tools of the masters to those most ready to use them.
We are inflamed by the dockworkers of the Doglands as they set Prince Albert’s Hall ablaze and impassioned by the dark rituals of the Ordo Templi Orientis. We stand with the traitors of the past as we hatch impossible treasons against our present.
Too much of what passes as steampunk denies the punk, in all of its guises. Punk—the fuse used for lighting cannons. Punk—the downtrodden and dirty. Punk—the aggressive, do-it-yourself ethic. We stand on the shaky shoulders of opium-addicts, aesthete dandies, inventors of perpetual motion machines, mutineers, hucksters, gamblers, explorers, madmen and bluestockings. We laugh at experts and consult moth-eaten tomes of forgotten possibilities. We sneer at utopias while awaiting the new ruins to reveal themselves. We are a community of mechanical magicians enchanted by the real world and beholden to the mystery of possibility. We do not have the luxury of niceties or the possession of politeness; we are rebuilding yesterday to ensure our tomorrow. Our corsets are stitched with safety pins and our top hats hide vicious mohawks. We are fashion’s jackals running wild in the tailor shop.
It lives! Steampunk lives in the reincarnated collective past of shadows and ignored alleys. It is a historical wunderkabinet, which promises, like Dr. Caligari’s, to wake the somnambulist of the present to the dream-reality of the future. We are archeologists of the present, reanimating a hallucinatory history.
"Je vous donne rendez-vous à Jambalaya mon ami :http://fredericsierra.wordpress.com/"

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Re: Jambalaya et The Steamshop

Message par Josahn le Dim 30 Sep - 21:43

Bon je pause cette article ici faute de savoir vraiment ou il faut le mettre:

"Les Martiens sont parmi nous
De Matthieu Baumier

A la fois présents sur les tables de la rentrée littéraire et hors des modes, les romans de science-fiction affichent une santé éblouissante. Et pourraient bien marquer le renouveau de la littérature.




Le futur a déjà eu lieu. Du moins, il nous a déjà été conté. Depuis ses origines, au gré de ses diverses formes et de leurs évolutions, la science-fiction évoque notre futur et notre présent. Mais nous ne sommes plus au temps de la "SF" de papa. On parle plutôt aujourd'hui des sciences-fictions. Une des grandes forces de ce courant littéraire, longtemps et outrageusement confiné au ghetto des littératures de gare ou de genre, réside dans son dynamisme, marqué par une puissance de renouvellement inégalée du côté des littératures dites "générales".

Il suffit de saisir la médiocrité d'ensemble des rentrées littéraires, de septembre comme de janvier, pour n'être plus étonné de voir les lecteurs se tourner en masse vers les collections, de poche comme de grands formats ou de jeunesse, étiquetées "science-fiction" ou "fantasy". La raison en est simple : les littératures de l'imaginaire sont celles où la créativité des écrivains s'exprime aujourd'hui avec le plus de force. Ces écrivains remplissent surtout un rôle autrefois dévolu aux "vrais" écrivains : ils parlent de nous, de notre monde en devenir, de notre vie ; bien qu'ils se situent dans un temps improbable. C'est en cela que ces littératures sont la littérature.

Une littérature bien souvent ignorée, voire méprisée

Un tel fait révèle la crise extraordinaire du monde dit littéraire, incapable de sentir combien il l'est peu, justement, "littéraire" ; incapable de sentir combien la nullité de la "littérature" promue, sinon de rares exceptions confirmant cette règle, est la cause majeure de la crise vécue à toutes les échelles.

Chaque automne est ainsi l'occasion de s'interroger sur les causes de la non-exportation des œuvrettes des principaux écrivains français à l'étranger, du faible écho public rencontré par des romans pourtant encensés par le copinage de la critique. Chaque automne, les romans encensés abordent en masse les tables des librairies, vivotent quelques semaines, et repartent en cartons. Direction le pilon.

La littérature semble mourir, entend-on. À quoi nous répétons que l'apparence est trompeuse : la littérature vit, mais pas où l'on veut l'attendre. Et cette littérature vivante est, comme il se doit, littérature prophétique, visionnaire. Science fictive.

Bien souvent ignorée, voire méprisée par nos intellos, celle-ci est plébiscitée par les lecteurs. Une revue comme Fiction, ressuscitée il y a peu par la grâce d'un jeune éditeur talentueux, est le symbole de ce dynamisme.

Les sciences-fictions se déclinent en plusieurs genres, donnant ainsi à lire des ouvrages que l'on peine à classer dans un même domaine. Quel rapport, en effet, entre Wang de Pierre Bordage et Les Limites de l'enchantement de Graham Joyce ? Le premier raconte comment un jeune homme, dans un futur proche, cherche à quitter le monde dévasté, pauvre et surpeuplé dans lequel il vit pour passer "la porte". Celle qui ouvre sur un univers d'espoirs, le monde aseptisé et protégé des hommes parvenus à concentrer pouvoirs et richesses. Au détriment de l'immense majorité d'une humanité soumise aux conditions d'une planète devenue invivable. Parfois, la porte s'ouvre et les hommes de la pauvreté peuvent pénétrer dans le monde riche. Il y a un prix à payer, évidemment, pour se joindre à l'égoïsme.

De l'autre côté, Les Limites de l'enchantement raconte la vie d'une petite communauté anglaise. Celle d'une femme exerçant des talents de guérisseuse, utilisés par tous et cependant tabous. Joyce plonge son lecteur dans la réalité sociale des pays réels de l'Occident, montrant nos hypocrisies et nos façons d'user de l'autre avant de le renier du fait de sa différence. Alors ? Quoi de commun ? Qu'ils parlent d'un avenir proche ou d'un passé récent, Bordage et Joyce évoquent la condition humaine, à travers des histoires passionnantes.

Une vision anticipatrice, qui décrypte un monde devenu indéchiffrable

Autre auteur majeur, John Crowley reprend le fil rouge des sciences-fictions dans L'Été machine (récemment traduit), roman mettant en scène des êtres humains occupés à survivre après un cataclysme ayant éliminé toute trace de civilisation technologique. Comme chez Vernor Vinge (La Captive du temps présent), Crowley dénonce la folie destructrice d'une humanité croyant se "libérer". Et quelle pire aliénation que celle d'une libération illusoire ?

Outre Wang, Pierre Bordage est l'auteur d'une trilogie composée de L'Évangile du serpent, L'Ange de l'abîme et Le Chemin de Damas, où il traite des problématiques principales de notre époque, depuis la violence organisée jusqu'à l'islamisme radical, en passant par la montée en puissance du New Age.

On retrouve cette vision anticipatrice dans les romans de Dantec, Cosmos Incorporated, Babylon Babies et le récent Artefact, qui explore la spirale terroriste. Mêmes caractéristiques chez des écrivains comme Jean-Christophe Ruffin, dans Globalia, ou le Russe Serguei Loukianenko qui, dans ses Sentinelles, décrit une Russie d'apparence apocalyptique et cependant salement réaliste.

"Bien qu'elle s'écrive au futur, la science-fiction a partie liée au présent : les visions anticipatrices, les voyages vers d'autres planètes, les inventions, les craintes et les espoirs sont révélateurs de l'époque qui les a engendrés", notent Jacques Goimard et Denis Guiot en préface des Nouvelles des siècles futurs. "Sous couvert de divertissement, elle interroge l'homme : l'extraterrestre, le robot, l'ordinateur, le temps et l'espace jouent avec son destin et remettent en cause sa conception de la réalité."

Le constat est juste, dans tous les domaines de la science-fiction, y compris le Space Opera. Que l'on songe à John Varley mettant en scène le théâtre de demain. Ou le récent Spin, roman de l'un des principaux auteurs de science-fiction contemporain, R. C. Wilson. Mais les sciences-fictions sont aussi le lieu de l'inventivité et de la créativité romanesques (voir encadré "Parlez-vous SF ?").

Difficile de tracer un panorama d'ensemble tant le domaine est foisonnant. Les excursions, en tout cas, y sont plus que recommandées. Pour décrypter un monde devenu indéchiffrable."


Voila les amis: un article qui fait chaud au coeur non?
"Je vous donne rendez-vous à Jambalaya mon ami :http://fredericsierra.wordpress.com/"

Josahn
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